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HITZA PITZ Allande Socarros

HITZA PITZ Allande Socarros

GOGOETA ASKEAK - PENSÉES LIBRES “Parler de liberté n'a de sens qu'à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre.” Georges Orwell

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SAHARA OCCIDENTAL, GRAND RIF, BERBÈRES, AMAZIGHS, KABYLIE...

Allande Socarros —
 

800px-flag_of_western_saharasvgEn effectuant une recherche sur internet avec le mot clé « autonomie », un nombre très important de réponses proposées conduisent à des sites évoquant, détaillant ou argumentant le ‘Plan d’autonomie des provinces du sud’. Sous cette formulation volontairement absconse est désigné le Sahara occidental, d’abord colonie espagnole – jusqu’en 1976 – puis pays occupé par le Maroc dans le prolongement de la ‘marche verte’ du 6 novembre 1975, et qui depuis lors se bat, politiquement et militairement, pour faire appliquer son droit à disposer de lui même. Les Nations Unis elles-mêmes, pour une fois rangées du côté d’un peuple spolié et opprimé, soutiennent le droit à l’autodétermination des saharaouis… mais ne font pas montre d’une grande vigueur pour contraindre le Maroc à mettre en application ce processus.

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L’isolement international et l’impasse aussi bien politique que militaire a conduit le pouvoir marocain à… proposer une autonomie à ce qu’elle désigne comme ‘Provinces du sud’ ou au mieux comme ‘Région du Sahara’ ! Une autonomie – détaillée et défendue sur un site dédié : http://plan-autonomie.org/ –, mais pas question d’autodétermination… Autant dire, un coup d’épée dans l’eau, car cette initiative ne répond pas sur le fond aux aspirations et aux droits du peuple saharaui.

Pendant que Rabat propose l’autonomie au saharaouis… elle se garde bien de faire de même avec les Amazighes (Rifains, Chleuhs), peuple berbére originel de ce qui est aujourd’hui le Maroc. Pendant ce temps, l’Algérie “défend” depuis l’origine du conflit du Sahara occidental le peuple saharaoui… mais opprime sans vergogne les Amazighes que l’Histoire impérialiste et colonialiste à placé sous sa tutelle, c’est à dire les Kabyles et les Chaouïas !

Voilà bien le drame des peuples que les expansionnismes guerriers des temps plus ou moins anciens et les frontières arbitraires qui en sont les fruits empoisonnés subissent : être les victimes du cynisme, de l’hypocrisie et des jeux d’intérêts géopolitiques des Etats-nations oppresseurs. Devant cette situation, il n’y qu’une seule et unique solution : la reconnaissance effective et l’application, à tout moment choisi et sans conditions restrictives, du droit à l’autodétermination, sous garantie et engagement formel des Nations Unies.

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DÉCLARATION DE L’AUTONOMIE DU GRAND RIF AU MAROC

 

republica_del_rifDéclararion de l’autonomie du grand Rif au Maroc en marge du colloque international sur «fédéralismes et autonomies dans le monde et au Maroc», à Nador le 4 et 5 août 2007.

 

Les membres du conseil de la Confédération des Associations culturelles Amazighes du Nord du Maroc, réunis en marge du colloque international sur «fédéralismes et autonomies dans le monde et au Maroc», à Nador le 4 et 5 août, ainsi que les participants épris des valeurs de justice, de l’égalité et de la liberté, déclarent ce qui suit :

 

Après avoir rappelé que le Grand Rif a subi les péripéties des protectorats, de l’occupation, de l’exploitation et du confinement dans le sous-développement;

 

Vu que la politique menée, tout particulièrement par le protectorat espagnol, a confiné le Rif dans un enclavement et un sous-développement qui se poursuit encore plusieurs décennies après l’indépendance du Maroc;

 

Considérant que l’indépendance politique du Maroc a été l’occasion d’exacerber la contradiction et la répression contre le Rif et les Rifains, notamment avec les sanglants évènements de 1958-59;

 

Vu que le Grand Rif est une notion géographique qui recouvre tout le Nord du Maroc et va depuis l’atlantique jusqu’à la frontière algérienne bordée au nord par la méditerranée et au sud par la chaîne montagneuse du Rif;

 

Compte tenu de ce que les instruments internationaux et nationaux consacrent les principes d’égalité et de liberté des hommes et des femmes sans distinction aucune, et reconnaissent le libre exercice des droits civils et politiques ainsi que ceux économiques, sociaux et culturels;

 

Vu qu’afin de fuir les affres du sous-développement, de la misère, du chômage voire de la répression, les fils du Rif ont du se vouer à l’exil, délaissant le Rif pour les pays étrangers ou l’intérieur du Maroc;

 

Compte tenu de ce que le Rif a subi et continue de subir les conséquences d’une guerre chimique où l’Etat espagnol a employé des armes chimiques de destruction massive, sans que personne ne s’en soucie;

 

Vu que le Rif a subit la négation de ses droits les plus élémentaires ;

 

Vu les limites de l’Etat centralisé et que le Grand Rif marginalisé a été privé des politiques de développement et de croissance économique, sociale et culturelle;

 

Considérant l’histoire du Maroc en général et du Rif en particulier et notamment l’épopée des résistances de Mohamed Chérif Ameziane et de l’Emir Mohamed Abdelkrim El Khattabi contre les agresseurs espagnol et français;

 

Vu les particularités et spécificités passées et présentes du Grand Rif;

Considérant les discours officiels, sur l’intérêt de l’autonomie des régions;

 

Compte tenu des derniers développements au sujet du plan de l’Etat marocain pour l’autonomie de la région du Sahara ;

 

Vu les progrès enregistrés par les régions autonomes dans nombres de pays, notamment l’Espagne, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique, etc…;

 

Compte tenu du droit des peuples à la libre et authentique autodétermination et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes;

 

Vu le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques;

 

Convaincus que seule l’autonomie des régions est à même de responsabiliser les populations concernées et de permettre un développement des régions et d’assurer l’effectivité des droits démocratiques et sociaux;

 

Compte tenu des potentialités économiques et sociales du Grand Rif  géographique;

 

Compte tenu de l’aspiration des peuples à la paix, à la sécurité et au bien être;

Vu les projets d’Union du Grand Maghreb et d’Union de la Méditerranée ;

 

Considérant le principe de l’égalité et de l’interdiction de toute discrimination entre Marocains;

 

Proclamons et revendiquons ce qui suit :

 

Article 1. Le plan du Maroc pour un statut d’autonomie pour la région du Sahara, tel que remis aux Nations Unies pour servir de base de négociation, est une initiative sérieuse et louable à même de permettre de répondre aux aspirations légitimes des populations concernées qui pourront concrétiser leur droit à la libre et authentique autodétermination.

 

Article 2. L’autonomie des régions, au Maroc, est à même de renforcer l’unité et l’intégrité territoriale du Maroc par le recouvrement de ses frontières authentiques.

 

Article 3. En cas d’échec des négociations avec l’Algérie et le Polisario, le Maroc doit sans tarder, en toute souveraineté, décider de mettre en place l’autonomie des régions sur l’ensemble du territoire national.

 

Article 4. L’option d’autonomie ne doit en aucun cas être comprise comme la réponse politique de conjoncture à un problème précis, en l’occurrence celui du Sahara. Le choix de l’autonomie des régions provient de la conviction qu’il s’agit là d’un instrument juridique et politique à même de répondre aux contraintes du sous-développement, de l’exclusion, de la marginalisation, de la pauvreté et de l’ignorance, ainsi qu’aux aspirations des populations à une vie meilleure et au plein exercice des principes démocratiques.

 

Article 5. Pour la concrétisation du principe de l’autonomie des régions du Maroc, le peuple marocain doit être appelé à voter par voie de référendum pour l’insertion de l’autonomie des régions dans la constitution marocaine.

 

Article 6. Le Grand Rif, dans le sens géographique du terme, depuis l’Atlantique jusqu’aux frontières avec l’Algérie doit bénéficier d’un statut d’autonomie en rapport avec ses spécificités historiques, géographiques, linguistiques et culturelles, et en rapport avec les contraintes qu’il subit depuis l’indépendance du Maroc ainsi que les aspirations légitimes de ses populations.

 

Article 7. Afin de sortir le Rif du sous-développement, il est urgent de définir et exécuter un plan d’urgence de reconstruction et de mise à niveau économique, sociale et culturelle. Ce plan d’urgence pour la reconstruction et le développement, dont l’idée avait été exprimée par le souverain en mars 2004 n’a toujours pas vu le jour.

 

Source : http://www.amazighnews.net/2007081662/Declararion-de-l-autonomie-du-grand-Rif-au-Maroc.html

 

 

PROJET POUR L’AUTONOMIE DE LA KABYLIE

 

amazighPréambule

 

1. Considérant l’identité et la forte personnalité du peuple kabyle façonnées et affirmées au fil des siècles à travers une langue et une culture de la grande famille amazigh, une organisation sociopolitique à nulle autre pareille et un attachement séculaire aux valeurs de liberté, de respect d’autrui et de solidarité avec les autres,

 

2. Considérant le rôle de premier plan joué par la Kabylie dans le mouvement national algérien et la guerre d’indépendance dans laquelle elle s’était massivement engagée,

 

3. Considérant l’exclusion de la kabylité dans la définition de l’algerianité et les discriminations officielles, en tous genres, frappant les Kabyles depuis l’indépendance nationale,

 

4. Considérant l’isolement politique national de la Kabylie, de la rébellion du FFS en 1963 au « printemps noir » qui l’endeuille depuis avril 2001 en passant par le « printemps berbère » de 1980, le boycott scolaire de 1994-95, la révolte populaire suscitée par l’assassinat de MATOUB Lounes…

 

5. Considérant le divorce politique consommé entre la Kabylie et le pouvoir algérien du fait du recours de ce dernier à la répression permanente contre elle, depuis quarante ans, et l’utilisation des armes de guerre durant le printemps noir contre ses enfants,

 

6. Considérant le Congrès de la SOUMMAM de 1956 qui avait consacré le principe de l’AUTONOMIE DES WILAYA,

 

7. Considérant la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, la Déclaration de Fribourg et la Charte Droits des Peuples adoptée à Alger en 1976,

 

8. Considérant la réémergence des « archs » kabyles en tant que mouvement citoyen limité à la Kabylie et la plate-forme d’El Kseur dont la satisfaction pleine et entière ne peut se faire que dans un cadre d’autonomie régionale,

 

9. Sachant que chaque autonomie régionale existante de par le monde est le produit de l’Histoire de son peuple,

 

10. Considérant les expériences catalane, flamande, écossaise, galloise, sarde, québécoise,

 

11. Dans le souci de sauvegarder l’intégrité territoriale de l’Algérie et de mettre un terme à cette confrontation permanente entre le pouvoir algérien et cette région du pays, le Congrès Constitutif du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, du 14/08/2007 à Ighil Ali, adopte ce Projet pour l’Autonomie de la Kabylie (P.A.K).

 

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Chapitre I : Définition

 

1. Par sa langue, sa culture et son Histoire, le PEUPLE KABYLE s’est forgé une identité et une personnalité très prononcées.

 

2. Les Kabyles sont citoyens d’Algérie et appartiennent tous à la famille des AMAZIGH ou « hommes libres ».

 

3. La Kabylie est leur première patrie. Elle recouvre l’espace historique de l’ex Wilaya III ajusté aux réalités sociolinguistiques de la région.

 

4. Le kabyle est sa langue officielle. Toutefois, la Kabylie dispensera à ses enfants toutes les langues nécessaires à son épanouissement et à son rayonnement culturel, économique, social et politique.

 

Chapitre II : Valeurs

 

1. La Kabylie autonome consacrera le respect des Droits Humains, sans distinction de sexe, de race, de langue ou de religion. Par conséquent, le code de la famille y sera abrogé, la polygamie n’aura plus sa raison d’être et le statut personnel sera régi par des lois civiles égalitaires.

 

2. La liberté de culte et la liberté de conscience y seront garanties et les religions relèveront du domaine privé.

 

3. La démocratie est le système politique qui régira le fonctionnement de ses institutions élues.

 

4. La Kabylie restera solidaire du reste des Algériennes et des Algériens ainsi que des Amazigh dans leur combat pour leurs droits culturels et politiques.

 

5. La Kabylie sera davantage ouverte aux Algériens et l’Algérie aux Kabyles.

 

Chapitre III : Autonomie régionale

 

1. En tant que région, en tant que peuple et en tant que nation, la Kabylie doit disposer de son autonomie régionale.

 

2. L’autonomie régionale se traduira par la mise sur pied, en Kabylie, d’un Etat à travers l’élection d’un parlement régional qui, en fonction de sa majorité politique, élira un chef de l’exécutif pour former un gouvernement local.

 

3. D’autres institutions nécessaires à l’encadrement de la région pourront être créées comme un conseil constitutionnel, un sénat, des organes de contrôle des exécutifs locaux.

 

4. Les Assemblées Populaires Communales actuelles seront remplacées par les Ârchs où chaque village, chaque quartier (institutions de base de l’autonomie kabyle) seront représentés proportionnellement au nombre de leurs habitants.

 

5. La Kabylie aura, également, le droit à ses propres armoiries et à son drapeau qui flottera aux côtés du drapeau algérien.

 

6. Les domaines de compétence de l’Etat régional kabyle seront ceux de la vie quotidienne ayant trait à la sécurité civile, l’éducation, la culture, la santé, la justice et les droits humains, l’information et les médias, les transports et leurs infrastructures, les finances et la fiscalité, le budget et l’économie en général, l’environnement et l’aménagement du territoire.

 

7. L’Etat central gardera l’exclusivité de la défense nationale, l’émission de la monnaie et la définition de la politique étrangère dans le respect des intérêts moraux et matériels du peuple kabyle. Il aura, aussi, un rôle de régulation et de péréquation économiques entre les régions du pays.

 

Chapitre IV : Modalités

 

1. L’autonomie régionale sera proclamée à la suite d’un référendum organisé en Kabylie.

 

2. Son contenu sera négocié, avec le pouvoir central, par des délégués élus à cet effet.

 

3. Une Constituante pourra, alors, être convoquée pour rédiger la Constitution kabyle sur la base de l’accord ainsi conclu.

 

4. Ce projet exige d’être consacré par une révision constitutionnelle qui mettra la Loi fondamentale du pays, au diapason de la réalité en Kabylie.

 

Source : http://mak.makabylie.info/?lang=fr

 

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