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HITZA PITZ Allande Socarros

GOGOETA ASKEAK - PENSÉES LIBRES “Parler de liberté n'a de sens qu'à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre.” Georges Orwell

Le temps des démagogues

La démagogie, la surenchère couplée à l'ignorance, l'outrance verbale ou écrite, les tentatives de manipulation de ce que l'on appelle l'opinion publique, le complotisme c'est-à-dire la propension à toujours penser "ON ne nous dit rien, ON nous cache tout", la prétention à avoir un avis sur tout et en particulier sur les domaines dont on ne connait rien ou si peu... tout cela a certainement existé de tout temps, du simple fait que ce sont des comportements inhérents à la nature humaine. Ce qui, en revanche, caractérise les temps présents, c'est que tous ces travers humains bénéficient au jour d'aujourd'hui d'un écho surmultiplié, lié aux nouveaux moyens de communications, tels que les médias télévisés d'information en continu et les réseaux sociaux de très large diffusion : Twitter, Facebook, Instagram, WhatsApp et autres... Et là, clairement, il y a un problème qui ne concerne pas la liberté d'expression comme voudraient le faire croire les thuriféraires de ce concept, mais tout bonnement la normalité des rapports humains, la santé morale du corps social, le fonctionnement satisfaisant d'une société démocratique, la reconnaissance du rôle que chacun peut et doit avoir dans une organisation sociale, la capacité de discerner ce qui est vrai de ce qui est faux, la faculté à se remettre en question et à douter...

Avec le développement des moyens d'informations en continu et la concurrence sans merci qui sévit entre eux, avec l'expansion des réseaux sociaux sur lesquels tout le monde est censé parler à tout le monde et où bien souvent chacun se gargarise de son importance, se persuade que ce qu'il diffuse est du plus haut intérêt et ne doit surtout pas être mis en doute, se rengorge de sa popularité supposée... avec ce contexte nouveau, ces modes de relations différents, tout a éclaté, les gardes-fous ne sont plus de mise, les filtres ne sont plus tolérés, la compétence des professionnels de l'information est remise en question, leur impartialité est mise en doute, leur rôle même est devenue sujet à caution. Il n'est bien sûr pas dans mon propos d'affirmer que les médias et ceux qui en font profession sont tous exempts de critique, de nier que certains d'entre eux, à certaines occasions, aient fait montre de partialité, de précipitation, de dérapages, si ce n'est de mensonge, de reconnaitre que l'indépendance vis à vis des puissances d'argent des plus importants en terme de diffusion de ces organes de presse écrite ou audiovisuels peut poser questionnement. Aucune profession n'est dépourvue de brebis galeuses - encore que je déteste l'utilisation de cet imaginaire stigmatisant les animaux ! - et le monde journalistique ne fait pas exception. Mais l'immense majorité de celles et ceux qui vont sur les évènements et/ou analysent les faits et gestes est formée pour discerner l'important de l'insignifiant, c'est-à-dire pour hiérarchiser l'information, pour décrypter les situations, pour donner des clés de compréhension au public, et fait son travail avec honnêteté et rigueur. Pourtant, dans l'actuel vacarme médiatique permanent, les journalistes se retrouvent décriés... par ceux-là même qui s'imaginent en être !

Les nouveaux Saint-Just

C'est que, dans ce nouvel univers du "tous le monde a le droit de dire tout sur tout", les "honnêtes gens" ou plutôt ceux qui croient en faire partie, confondent information et propagande. Dans l'esprit de cette opinion publique qui se découvre contestataire, il n'est de vérité que la sienne et elle n'admet en aucune façon que l'on puisse penser différemment et encore moins que l'on ose critiquer ce qu'ils disent et ce qu'ils font. Cela porte un nom : c'est le totalitarisme de la pensée et celui-là est la genèse de tous les totalitarismes. Sans vouloir brosser un tableau plus noir qu'il ne l'est, il me semble bien que nous sommes entrés, depuis déjà un certain temps, dans cette phase là et que, au delà de la contestation, sans doute par une minorité vociférante, de la fonction journalistique, c'est le symptôme d'une société bien malade qui apparait au grand jour. Une maladie de la confiance envers tous les corps intermédiaires, entre le "peuple" - mot galvaudé, s'il en est - et les sphères du pouvoir.

D'entre ces corps intermédiaires, c'est - avec les médias - le monde politique qui est de nos jours le plus dénigré, le plus vilipendé. De prime abord, on ne saurait trop s'en étonner avec la litanie des scandales, financiers en tout premier lieu, qui ont émaillé toutes les décennies écoulées. Il y a véritablement une dérive de la démocratie représentative, telle qu'elle fonctionne depuis l'avènement de la Ve République en France, mais il faut bien reconnaitre que le risque de ces dévoiements était inscrit dans les gênes même de ce régime. En effet, une constitution qui donne les quasi pleins pouvoirs au Président de la République et qui réduit l'institution parlementaire, au mieux à une assemblée de godillots, au pire à une simple chambre d'enregistrement, et dont les modes de désignation, au scrutin majoritaire uninominal à deux tours (Assemblée nationale) ou via les "grands électeurs" (Sénat), sont bien peu démocratiques et représentatifs des sensibilités politiques diverses. S'ils n'ont pas le rôle qui devraient être le leur dans une démocratie représentative respectant les équilibres de pouvoir, ces "élus d'en haut", bénéficient du moins des prérogatives attachées à leur statut, et certains en ont, à l'évidence, usé et abusé, jetant de la sorte le discrédit sur l'ensemble du corps politique. 

Néanmoins, là encore, lorsque l'on dénonce ce monde politique "d'en haut", coupable, aux yeux des biens pensants et des pères la morale, des pires errements, il n'y a dans ces conclusions aucune place pour la nuance et le discernement. Car, d'une part, tous les acteurs politiques de niveau élevé ne sont pas malhonnêtes, loin s'en faut, et, d'autre part, il y a bien un monde politique "d'en bas", à savoir tous ces élus de terrain impliqués au sein des communes et des intercommunalités de tailles modestes. Ceux-là ont le sens de l'intérêt collectif et la notion de service à leurs concitoyens chevillés au corps. Il faut ce genre de motivations pour prendre part à des réunions de travail, après sa propre journée d'activité professionnelle, réunions qui se prolongent souvent fort tard en soirée, et qui ne vous dispense pas de repartir quelques courtes heures plus tard vers vos occupations gagne-pain...  En écrivant cela, je ne cherche pas à "faire pleurer dans les chaumières", mais à dépeindre tout simplement la réalité que vit la très grande majorité des acteurs politiques non professionnels.

Cela ne veut pas dire, dans mon esprit, qu'il ne doit pas exister de professionnels de la politique. Dans nos sociétés modernes, la gestion des affaires publiques s'est à ce point complexifiée et l'élaboration des diverses politiques demande tellement de compétences pointues que l'on ne voit pas très bien comment on pourrait faire sans les acteurs politiques spécialement formés à ces enjeux. De fait, la question n'est pas tant de pouvoir se passer des politiques professionnels que d'éviter qu'une caste en arrive à contrôler le jeu démocratique et, en conséquence, à dévoyer la démocratie même. Cela demande une autre conception du fonctionnement institutionnel, des idées nouvelles, des mécanismes nouveaux pour que les citoyens s'approprient le rôle de force de proposition, de contre-pouvoir constructif, de remise en question des décisions prises par les instances élues, lorsque cela s'avère nécessaire par l'évidence que telle disposition ou orientation heurte une bonne part d'une population donnée.

Les jaunes confisquent la rue...

Pour continuer sur le registre de la dérive liée aux nouveaux moyens d'information et d'expression, ce qui s'est passé avec le mouvement dit des 'gilets jaunes' est on ne peut plus éclairant et, pour tout dire, inquiétant à bien des titres. Née sur les réseaux sociaux, principalement via Facebook, cette contestation de rue a, entre autres, bouleversé le paysage médiatique, en créant ce que l'on peut véritablement appeler un récit - je ne veux pas, à dessein, employer le terme de journalisme - de complaisance. Les premières mobilisations de celles et ceux qui se targuaient de "n'avoir jamais manifesté" ont été relayées quasiment H 24 par les BFM TV, C News, LCI, et consorts. Une véritable orgie d'images et de commentaires, souvent à l'emporte-pièce - quand il n'étaient pas carrément bienveillants -, exprimés sans le moindre recul et qui a démontré à l'envi combien ce type de médias peut facilement déraper vers la démesure, la surenchère, le  voyeurisme, en fait, pour tout dire, dans "l'information" de caniveau.

Après cette phase de complaisance éhontée envers les manifestants jaunes, et à la suite de quelques rares critiques, ces chaines de télévision d'information en continue ont voulu tant bien que mal - et plutôt mal que bien... - rétablir l'équilibre de la balance... mais là, pour le coup, ils se sont attirés les foudres des porteurs de gilets. Ceux-ci sont - et je n'hésite pas à généraliser - du nombre de ceux qui ne supportent pas que l'on ne soit pas d'accord avec eux, et ont une conception propagandiste des moyens d'informations... qu'ils méprisent par ailleurs ! Cependant, même après un certain rééquilibrage du traitement de cette actualité, les médias télévisés d'information en continue ont persévéré dans une couverture de l'information sur les mobilisations du samedi tout  à fait en déphasage avec la réalité sociale du mouvement. Un seul exemple - il y en aurait pléthore - serait de rappeler qu'une manifestation organisée pour la défense des droits des femmes (nous en sommes encore là en 2019 !) n'a eu droit qu'à quelques minutes d'antenne, alors que les 'gilets jaunes' qui occupaient les rues le même jour ont bénéficié d'heures de direct, sans oublier, de manière concomitante ou en prolongement de la journée, les plateaux de débats, en veux-tu en voilà...

Je vais le dire sans y mettre de gants, et peu me chaut si je ne vais pas me faire de nouveaux amis : ma perception de ce phénomène que certains auraient tendance à voir comme "insurrectionnel" est celle d'un "mouvement de beaufs" et, pour tout dire, d'une hystérie réactionnaire. Outre le fait que, selon les déclarations faites devant micros et caméras complaisants, le gilet jaune "spécimen conforme" déclare n'être jamais descendu dans la rue auparavant - c'est donc qu'il n'en voyait pas la nécessité ! -, on a pu voir, au fil des mobilisations hebdomadaires, que ces manifestations étaient prétexte à extérioriser bien des sentiments dont seuls des phénomènes de foule peuvent permettre l'expression publique sans trop risquer d'incidences judiciaires. Un de mes amis a parfaitement synthétisé - c'est en tous cas mon point de vue - la typologie du 'gilet jaune' de facture très majoritaire, lorsqu'il m'a écrit : "En même temps, quand on regarde le curriculum vitae et le parcours de la plupart des portes-paroles ou figures emblématiques du mouvement, on est dans la quasi totalité des cas en présence de personnages aux profils nationalistes, complotistes, antisémites, anti-musulmans, anti-migrants, homophobes, machistes, passionnés de voitures, consuméristes, qui n'en ont strictement rien à carrer de l'état de la planète (...)". Pour comprendre ce dernier membre de phrase, rappelons que le facteur déclenchant du mouvement fut la révolte contre les nouvelles taxes sur les carburants, censées financer la transition écologique.    

Des factieux à la manoeuvre...

Ce mouvement, démarré sur le mode réactionnel est bien vite devenu purement réactionnaire. Il est d'ailleurs intéressant de noter que ces deux adjectifs ont la même racine étymologique. Il a été tout de suite instrumentalisé par l'extrême droite, quelle soit présente dans les institutions ou pas, et aussi par cette gauche démagogique, se prétendant insoumise, qui y a vu l'occasion de dépasser ses propres échecs en terme de mobilisation populaire. Bien sûr, on peut toujours alléguer qu'il y a parmi ceux qui descendent dans la rue de nombreuses personnes qui sont en situation de détresse sociale, et c'est très certainement le cas. Mais celles-là sont vite devenues des alibis pour les menées de véritables factieux qui eux poursuivent un autre but, celui de mettre à bas toute expression démocratique et favoriser l'émergence d'un pouvoir autoritaire. Les manifestations de rue du genre défouloir, qui ne sont pas l'expression de revendications portées par des organisations sociales partie prenante d'un débat démocratique, même si celui-ci peut être très dur ou conflictuel, ont toujours été le terrain de manœuvre des extrêmes. Aussi, les violences n'ayant d'autres objectifs que la destruction pure et simple, la libération des expressions les plus viles de la nature humaine, à savoir le racisme, l'anti-sémitisme, l'islamophobie, l'homophobie, ne procèdent nullement du hasard dans ce type de situation.  Pour ce qui est de l'enrobage revendicatif, il suffit de lire les quelques écrits estampillés 'gilets jaunes' ou d'écouter leurs figures de proue, d'ailleurs contestées dans leur propres rangs, pour se rendre compte très vite que c'est un invraisemblable galimatias ou reviennent quand même nombre de fixations réactionnaires. Un décryptage très intéressant et ô combien éclairant concernant l'idéologie qui sous-tend le mouvement des 'gilets jaunes', par le prisme de ses expressions sur les réseaux sociaux, a été réalisé par la 'Fondation Jean Jaurès' : https://jean-jaures.org/nos-productions/en-immersion-numerique-avec-les-gilets-jaunes. Je ne peux qu'engager tout un chacun à lire cette enquête véritablement glaçante... 

... et une coterie au pouvoir

Cette effervescence toutefois n'est pas le produit du néant. Elle s'est nourrie d'une situation d'injustice sociale majeure dont est responsable le pouvoir macronien. Un pouvoir qui a repoussé toutes les limites de l'indécence en matière d'inégalités et de mépris des classes sociales laborieuses, avec des décisions favorisant outrageusement les plus riches et pressurant les classes moyennes et modestes. Avec, pour faire bonne mesure dans l'insupportable, des dispositions ou lois qui sont les plus liberticides de toutes ces dernières décennies. Avec Macron, son exécutif de transfuges de la vrai droite et de la fausse gauche ainsi que sa majorité de béni-oui-oui à l'Assemblée nationale, c'est une véritable coterie qui s'est mis en place et qui bat tous les records de gouvernants hors-sol. Ce pouvoir est profondément inique et n'a rien d'un "nouveau monde" qu'il prétendait pourtant incarner. En toute logique, il ne saurait durer, sauf à changer radicalement de lignes d'action dans tous les domaines, ce que l'on ne voit pas vraiment possible...

Mais le drame de la situation politique en France, c'est que ce pouvoir de toutes les injustices apparait quasiment comme un moindre mal, par rapport à ceux qui prétendraient le remplacer. Entre une droite laminée et dont on voit de moins en moins ce qui la distinguerait d'un Rassemblement national en embuscade, des socialistes complètement discrédités par leur politique si peu sociale et si ouvertement  "néo"-libérale et  à la limite de la disparition, des écologistes qui se sont fourvoyés dans les marigots de la politicaillerie et de la course aux places... les seules alternatives apparaissent être les extrêmes. C'est une perspective vertigineuse qui rappelle des précédents terribles et qui tendrait à démontrer qu'une fois de plus l'Histoire est en passe de bégayer.

Des extrêmes qui auront certainement encore moins de scrupules que les gouvernements dit libéraux ou sociaux-libéraux (sociaux en superficie, en habillage cosmétique, mais libéraux - au sens financier - dans le fond et dans la réalité de l'action politique) à utiliser à plein tout l'arsenal répressif mis en oeuvre par le pouvoir macronien. Ce pouvoir qui voudrait apparaître comme un rempart aux extrémismes a recours sans états d'âme, à toute la panoplie des moyens de la force publique pour contrer les manifestations 'gilets jaunes', avec toute une série de conséquences graves sur l'intégrité physique de nombreux protestataires. La violence des forces de l'ordre social s'est exercée de tout temps à l'encontre des contestations de rue - nous en savons quelque chose en Pays Basque ! -  et il est bon de le rappeler aux 'gilets jaunes' et à leurs expressions médiatiques qui ont joué à fond sur le registre de la victimisation. Bien avant ces néo-protestataires de rue, des manifestants ont été blessés - souvent gravement - par des tirs de grenades, de balles en plastiques ou en caoutchouc, des lanceurs de pelotes, ou par les matraquages des 'robots cops'. Mais sans doute faut-il  admettre que les outils actuels mis à la disposition des agents de la violence légale sont redoutablement efficaces et plus dangereux que par le passé. En la matière, les avancées technologiques ne sont jamais en pause... et les "sévices publics" tournent à plein régime !     

Bérézina intellectuelle

Si, dans le traitement de cette actualité bouillonnante, des journalistes de chaines d'information en continue ont gravement faillis à leur devoir d'impartialité, à leurs capacités de discernement, au nécessaire sens de la mesure, que dire alors de bien des intervenants dans les réseaux sociaux ? Détenteurs d'une certaine notoriété ou parfaits inconnus, mais le plus souvent protégés par l'anonymat, ces protagonistes de la cacophonie médiatique ont tiré ces vecteurs d'expression vers les abimes de la médiocrité, les tréfonds de l'inintelligence. Cela a été, et cela continue d'être, un festival d'allégations aussi grotesques les unes que les autres, une diffusion ininterrompue de fausses informations, une libération sans complexe des expressions les plus abjectes, une dénaturation systématique des mots comme celui de dictature, une banalisation de certaines références terribles comme le nazisme, une litanie d'insultes à l'endroit de ceux qui relèvent mensonges et manipulations ou pensent juste différemment. Les quelques voix qui se sont élevées contre ce déferlement d'inepties, de haine, de fabulations ont été souvent peu audibles et de toute façon objet immédiat de la vindicte des bas-de-plafond. Les grands défenseurs - souvent auto-proclamés - du droit d'expression ne veulent pas entendre parler de la moindre régulation du contenu des réseaux sociaux, mais la fange qui s'est répandue à travers ces vecteurs, et ce bien avant le mouvement des 'gilets jaunes',  devrait à minima leur donner à réfléchir sur les limites de toutes libertés.

Au vu de cette défaite de l'esprit, de cette Bérézina de l'intelligence, il est, à mon sens, une catégorie sociale qui depuis trop longtemps est sinon peu disserte du moins inaudible, c'est celle que l'on dénomme peut-être un peu pompeusement "les grandes consciences intellectuelles". Elles existent évidemment, mais de nos jours quelles sont pour elles les moyens, les outils, les supports pour faire entendre les voix de la raison, pour susciter et nourrir la réflexion, pour accompagner les échanges d'idées et d'opinions au sein de la société ? Je ne sais pas répondre à cette question, tant le tumulte médiatique et la confusion généralisée ont pris l'ascendant dans nos sociétés hyper-connectées, tant le médiocre s'impose en nombre face à la qualité. Pourtant, si nos sociétés ne veulent pas connaitre à nouveau un épisode, comme ceux d'un passé encore récent, où l'obscurantisme, la force brute, l'oppression sous toutes ses formes, l'impossibilité de toute contestation légitime seront le quotidien, il faudra bien que le débat démocratique, les confrontations d'opinions et de positions dans les règles du respect de l'autre et dans l'acceptation des divergences, nous permettent de tourner le dos au temps présents des démagogues.     

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